Ce n’est pas ta vie qui est trop pleine : comprendre la surcharge mentale et la fatigue
Sur le papier, ta vie fonctionne.
Des responsabilités, des engagements, une famille, un travail, un quotidien bien rempli qui tient… en apparence.
Et pourtant, à l’intérieur, quelque chose coince.
Pas forcément de façon spectaculaire, mais sous la forme d’une fatigue de fond, d’une tension diffuse, et de cette sensation étrange de courir tout le temps sans jamais vraiment être là.
Pourquoi je me sens fatigué(e) alors que ma vie fonctionne ?
C’est l’une des phrases que j’entends le plus.
Parce que oui, objectivement, tout “va bien”. Et pourtant :
tu te sens souvent fatigué
un peu sous tension
parfois frustré
avec l’impression de passer à côté de quelque chose
Quand la fatigue mentale s’installe comme ça, on a tendance à la minimiser.
« C’est normal. »
« C’est une période. »
« Ça ira mieux quand j’aurai plus de temps. »
Quand les enfants seront plus grands.
Quand ce sera plus calme.
Quand ce palier sera passé.
Sauf que ces périodes durent.
Et pendant que tu tiens, la vie continue de passer.
Le temps passe et ne se rattrape pas.
Surcharge mentale : quand tenir devient un mode de fonctionnement
Le vrai poids n’est pas toujours ce que tu fais. C’est ce que tu portes.
Les rôles à tenir.
Les responsabilités accumulées.
Les attentes, les tiennes comme celles des autres.
Les principes intégrés sans jamais être questionnés.
Petit à petit, tenir devient une norme.
Tu gères.
Tu assures.
Tu continues.
Et tes envies passent après. C’est-à-dire, bien souvent… nulle part.
Ce n’est pas forcément que tu n’aimes rien dans ta vie.
C’est qu’il y a beaucoup trop de “je dois” et plus assez d’espace pour ce qui est léger, vivant, nourrissant.
Pourquoi le manque de temps n’est pas le vrai problème
Quand on parle de surcharge mentale et de fatigue, le réflexe est presque toujours le même : chercher plus de temps.
Mieux s’organiser.
Optimiser.
Tenir encore un peu.
Mais le moment de bascule ne vient pas forcément :
d’un agenda plus léger
d’une meilleure organisation
ni d’un grand changement extérieur
Ce qui change vraiment les choses, c’est le moment où tu commences à regarder autrement :
tes priorités
tes règles intérieures
tes automatismes
et surtout la place que tu t’autorises, ou non, à prendre dans ta propre vie
Ce “trop” n’est pas arrivé par hasard.
Et ce n’est pas toujours un poids qu’on t’a imposé.
Mais un poids que tu as cru devoir porter.
Fatigue chronique : un signal plus qu’un défaut personnel
La fatigue n’est pas toujours le problème. Elle est souvent un signal.
Un indicateur que quelque chose déborde.
Que tout ne circule plus comme avant.
Que tu tiens une vie qui ne te nourrit plus de la même manière.
Quand on commence à voir ça, déjà, quelque chose se détend.
Parce que si le problème n’est ni toi, ni le temps, ni un manque de volonté, alors il existe une autre façon de comprendre ce qui t’épuise réellement dans ton quotidien.
Retrouver de la place pour soi sans tout changer
Ces réflexions, je les approfondis à l’oral dans la nouvelle saison du podcast "La vie c’est maintenant !"
L’article que tu lis pose un cadre, met des mots, ouvre des pistes.
Le podcast, lui, permet d’aller plus loin dans les nuances, les prises de conscience, et ce qui se joue sous la surface quand la fatigue s’installe durablement.
Ce n’est pas un passage obligé. Plutôt un prolongement possible, si tu as envie d’explorer autrement.
Les épisodes sont courts, accessibles, pensés pour s’intégrer à un quotidien déjà chargé, pas pour en rajouter.
Quand tu sens que continuer comme ça ne suffira plus
Si, en lisant ces lignes, tu sens que cette fatigue te parle plus que tu ne voudrais l’admettre, il existe aussi une première porte d’entrée concrète pour sortir du mode pilote automatique.
Premier Switch n’est pas une transformation radicale, ni un grand bouleversement.
C’est un espace de découverte et de réalignement, pour mieux comprendre ton fonctionnement, remettre de la clarté dans tes priorités, et commencer à recréer de la place sans tout changer.
Une question à garder avec toi
Même sans écouter le podcast, même sans aller plus loin pour l’instant, garde simplement cette question avec toi aujourd’hui, comme un fil discret mais puissant :
👉 Où est-ce que je me suis mis de côté, sans même m’en rendre compte, et depuis quand est-ce devenu normal ?
Parfois, cette question suffit à commencer à déplacer les lignes.
Dans le prochain épisode du podcast, j’irai regarder ce qui se passe quand la fatigue n’est plus seulement passagère… mais commence à définir qui l’on est.
✨ Je suis Marion, et j’accompagne celles et ceux qui tiennent beaucoup et qui sentent que continuer comme ça ne suffira plus.